|
International
Aging
International Resources
International & National Principles, Rights and Responsibilities
of Older Persons
Rights of Residents in Institutional Care - Charte des
droits de la personne âgée dépendante en Luxembourg
Background:
The following Charter of the Rights of the Dependent Elderly was
developed in 1991 by the Luxembourg Association of Gerontology
with the support of the Ministries of Health and the Family and
the collaboration of major voluntary organizations concerned with
aging. For further information contact:
Association Luxembourgeoise de Gérontologie/Gériatrie
Rue Prince Jean 13
B.P. 845 L-2018 Luxembourg
L-9052 Ettelbruck
Grand Duchy of Luxembourg
CHARTE DES DROITS DE LA PERSONNE ÂGÉE DÉPENDANTE
EN LUXEMBOURG
1. Droit au respect, à la décence, à
l'aide épanouissante et au maintien de sa dignité
d'homme.
Tous ceux qui entourent le sujet âgé et le soignent
doivent lui permettre de vivre dans la dignité d'être
humain. La stimulation des fonctions physiques et psychiques est
capitale. Cela exige des aptitudes humaines et professionnelles
solides, une formation à l'écoute, au décodage
des messages reçus et la soumission à une supervision
compétante et aidante.
2. Droit à l'expression de ses désirs et
au choix de ses activités.
Il faut, bien sûr, tenir compte des capacités physiques
et cognitives et des possibilités du lieu et du service
pour assurer des activités qui aident la mobilisation physique
individuelle ou en groupe (promenades, jeux, danses...) qui favorisent
la sociothérapie (jeux de société, spectacle,
shopping, visites...) qui privilégient les activités
"naturelles" ou traditionnelles (tâches ménagères,
artisanales ou artistiques....) Une évaluation régulière
de leurs effets sur le sujet est souhaitable.
3. Droit à la pratique de la religion de son choix.
Un local d'accès facile pouvant servir de lieu de culte
et permettant la visite de représentants religieux devrait
être disponible. Les informations y relatives sont à
communiquer aux patients et à leur entourage.
4. Droit à l'information en ce qui concerne son
handicap. (son état de santé)
Le malade devrait être renseigné par un médecin
de son choix, ou par une personne de confiance, sur son état
de santé et sur les bilans à faire. Il faut considérer
qu'en la matière, un diagnostic n'est pas à exprimer
à la légère, vu les conséquences qu'il
peut entraîner.
5. Droit à une aide personnalisée, juridique
et sociale.
Ce droit exige une information claire et précise sur les
droits sociaux et sur l'évolution de la legislation concernant
la personne affligée de handicaps seniles. Cela exige aussi
des mesures de protection souples concernant sa personne et ses
biens.
Lors de l'entrée en institution ou du déplacement
dans une famille d'accueil, les conditions de résidence
doivent être garanties par un contrat explicite et tenues
à la connaissance de la personne concernée et des
instances compétentes.
6. Droits aux soins nécessaires: médicaux,
para-médicaux, psycho- et sociothérapeutiques.
Ces soins doivent viser à compenser les handicaps, à
reéduquer les fonctions, à soulager la douleur,
à maintenir la lucidité et le confort de la personne
atteinte, à réanimer ses espoirs et ses projets,
à ameliorer sa qualité de vie.
Ce droit implique également un accompagnement plein de
chaleur humaine jusqu'à la mort. D'ou la necessité
d'une formation continue en matière géerontologique
et l'aide d'un bénévolat averti.
La tarification des soins doit dépendre des besoins de
la personne âgée dépendante et non de la nature
du service ou de l'établissement qui la prend en charge.
Il incombe à la société et/ou la famille
de garantir un minimum de vie décente en cas d'insuffisance
de ressources.
7. Droits de refus.
La personne dépendante doit pouvoir mener une vie indépendante,
si elle le desire, même au prix d'un certain risque pour
elle, dont il faut l'informer ainsi que son entourage. Ce droit
n'autorise pas à l'abandonner, mais à mettre sur
pied une aide discrète, vigilante et judicieuse.
8. Droit à la prévention.
La prévention inclut toutes les initiatives visant à
briser l'isolement et à augmenter la securité des
personnes à autonomie réduite.
Elle passe par une information claire, objective et bienveillante
(du sujet et de son entourage) et par la mise en place de structures
adéquates pour diagnostiquer et traiter au mieux la dépendance
psychique.
9. Droit à un hebergement adapté à
sa situation.
Entre le domicile, qui reste le lieu de vie privilégié,
et l'institution de long séjour, il existe d'autres possibilités
de logement pour garder un maximum d'autonomie: foyer de jour,
hôpital de jour ou de nuit, appartement thérapeutique,
famille d'adoption...
Avant d'accepter une place en institution, la personne devrait,
dans la mesure du possible, se familiariser avec le personnel
et l'infrastructure de son nouveau lieu de résidence.
10. Droit à l'elaboration d'un contrat fixant
les obligations et libertés entre pensionnaires et établissements.
Le logement en institution est d'abord un lieu de vie qui permet
d'individualiser son domaine propre (objets privés), d'y
garder toute son intimité requise et de conserver le meilleur
contact avec ses proches. En second lieu il est un centre de soins.
L'institution doit prioritairement s'adapter au client et non
l'inverse. En cas de transfert, le pensionnaire doit pouvoir rejoindre
son logement dans les plus brefs delais. Il est recommandé
de faire participer les clients aux décisions à
prendre (suggestions, reclamations, avis...).
| Last Modified: 7/16/2009 8:54:24 AM |
|